Archives de repos

CANADA – Ménage de printemps

Je suis arrivé à Montréal il y cinq jours maintenant. Je profite de l’hospitalité de Pierre un ami français pour me reposer un peu faire un peu de ménage et réfléchir sur mon itinéraire pour la suite de mon périple. Je pensais pouvoir avoir un visa de 6 mois, je devrai me contenter d’une autorisation de trois mois.

Je ré-apprends à parler français et à boire de la bonne bière.

FRANCE – D’où viens-tu ?

Un peu de mal du pays, la perspective de me retrouver avec le vent de face pour rejoindre Vladivostok, la gentillesse excessive des russes, de la lessive à faire, le besoin de discuter, l’augmentation de la circulation dans l’Est, le retour à la civilisation, l’envie de jouer un tour à ma famille…

Voici quelques unes des pensées qui me sont passées par la tête alors que j’arrivais à Khabarovsk. Une crevaison et un pot de colle à résines explosé s’ajoutant à une froide nuit passée dans un 35 Tonnes avec des routiers m’invitèrent à m’immobiliser quelques jours. Avais-je vraiment envie de rejoindre Vladivostok ? Ce n’était qu’un prétexte à la Sibérie et un point de passage pour autre chose. N’avais-je pas satisfait mon désir de Sibérie par ce long mois passé dans le Far-East ? Je le pensais.

Ce fut donc sans regret que je pris cette décision de m’en retourner en France pour les fêtes.

Une mauvaise réservation, trois vols et un RER plus tard je débarquais aux Halles à Paris. Le voyage me permit de tranquillement repenser à ces six mois et demi qui m’avaient conduit jusqu’au fin fond de la Russie. Je les remontais à la vitesse de mes avions. Et pourtant lorsque je débarquais dans les rues de la capitale, comme une version anglaise du film que j’avais vécu, on m’interpella de cette phrase entendues des centaines de fois en langue russe « Where do you come from ? ». L’accent était français. « Laisse tomber  l’anglais mec, je suis français ! »

Aucune mauvaise nostalgie, et surtout je sais que dans quelques semaines je reprendrai la route. Reste à fixer la destination. Le Canada demeure encore mon envie du moment…

ESTONIE – Jour 113 – Tallinn – 29/09/2008


Tallinn

La pause fut longue : j’aurais pratiquement passé deux semaines à ne pas pédaler ou si peu.

Les batteries sont maintenant bien rechargées, mes sacoches sont bien remplies (histoire de m’alourdir encore un peu plus, j’ai rajoutté des patates à mon chargement…). En route pour la Russie !

FINLANDE – Jour 107 – Papa, mamam, votre fils est un mendiant – 23/09/2008



Around the world

Mise en ligne par rolleh

Bientôt une semaine que je suis arrivé à Helsinki.

Je patiente tranquilement maintenant que mon visa pour la Russie me soit donné par l’ambassade. Le jour de vérité sera vendredi prochain.

En attendant le grand jour, je me suis transformé en semi-professionnel dans les rues. Je sépare mes journées en deux. Le matin ballade, achat, glandouilles… Et l’après-midi je me pose dans une zone animée d’Helsinki, je sors quelques photos que j’ai faite imprimées, je place un bout de carton appellant à la charité… et me voici à gagner de l’argent.

En réalité, les bénéfices sont bien faibles, mais c’est un excellent moyen pour rencontrer du monde, discuter voyage, vélo, politique, …

A côté de ça, je multiplie les achats pour être fin prêt pour le froid sibérien. Cette frénésie consomatrice fait monter chaque jour en moi l’impatience et l’excitation « d’y être » !

Une fois mon visa en poche, plutôt que de reprendre les routes finlandaises pour me rendre en Russie, je vais descendre un peu plus au sud en passant par Talinn et l’Estonie pour ensuite arriver à St Pétersbourg où je sonnerai la fin du second round de mon  aventure.

NORVEGE – Bergen, retour à la vie étudiante – jour 61

Il est un endroit un peu étrange dans la proche banlieue de Bergen connu sous le nom de Fantoft’, se présentant comme résidence étudiante

Le lieu peut faire peur de prime abord. J’ose à peine imaginer le sentiment que pourrait ressentir un étudiant espagnol débarquant pour six mois ou un an sous une pluie battante et découvrant devant lui une grande battisse grise stalienne l’oppressant de toute sa hauteur. Un retour vers le passé qui assène au jeune étudiant un grand coup de massue. Mais qu’est-il donc venu faire dans cette galère !

Et puis, il suffit que de quelques heures pour que quelque chose ressemblant à des fondations de vie se construisent. Les autre habitants aliens de l’étage passent un à un le voir. En fin d’après-midi il connait tout son étage et entrevoit quelques des affinités avec plusieurs habitants. Il y a d’ailleurs une petite allemande qui ne lui déplait pas trop. Un ancien résident lui a donné quelques tuyaux. Il faut foncer au début, quand il n’y a rien à perdre. Peut-être va-t-il suivre ce conseil.

L’après-midi se terminant, il pense passer la soirée à ruminer tout seul dans sa piole mais voici qu’on passe le prendre pour aller boire un verre dans un pub. Ok, allons-y. Et puis la soirée se continue de retour à Fantoft avec un fête au douzième étage. Étrange fête où le seul lien qui réunit tout les participants est celui d’être de « Fantoft ». Aucun d’entre eux ne se connaissait il y a quelques heures mais ils profitent tous ensemble d’un moment de plaisir. L’année débute bien.

Jour 61 – Le périple reprend – 08/08/208


Tall Ships Race

Le gong sonne demain, ce sera le début du second round à travers la Scandinavie et la Finlande pour arriver à mon premier objectif, St Petersbourg.

Pour le moment, je viens de passer 3 jours agréables à Bergen chez un ami, permettant de découvrir la ville et de profiter de l’événement du moment, la tall ships races (course de grands voiliers). Le beau temps est au rendez-vous, je devrais donc reprendre la route sous le soleil.

J’ai aussi investi ces quelques jours à préparer mon itinéraire dans les grandes lignes pour ma montée vers le nord. Et, j’avoue avoir quelques appréhensions quant aux difficultés qui vont se présenter à moi. Les prochains jours risquent d’être particulièrement pentus… reste à savoir dans quelle proportion… Je verrai bien.

Mes jambes trépignent d’impatience, elles souhaitent reprendre le chemin