Archive pour Mode de vie

PEROU – Faible racket – 29/09/2009

Les policiers, milices, douaniers, militaires éveillent quelques fois des craintes, tant leur image est associée à celle de la corruption dans beaucoup de pays. Lire le reste de cette entrée »

PEROU – San Ignacio, dimanche à la ville – 27/09/2009

Le débat sur le travail du dimanche… je ne sais pas véritablement où en est cette histoire dans notre pays de France. Dans un pays catholique comme le Pérou ou l’Equateur, la question ne se pose pas. Il est possible de travailler, mais ils ne le font pas ou peu.

Dans chaque rue, des filets de volley sont tendus. Ici un match de gars, ici un match de filles. Il y a la messe aussi, mais je n’en parlerai pas encore.

Au stade, les motos-taxis sont alignés en attente des spectateurs qui vont bientôt sortir. L’équipe locale s’est faite laminée. Difficile de ne pas le savoir, même sans être au stade, les rares magasins ouverts diffusent le compte-rendu en direct. Le foot se regarde, ne se joue pas.

Sur les pas de portes, des groupes discutent calmement ou engagent quelques parties de cartes. Il n’y a pas de magasin Ikea à visiter.

Une tranquille activité.

EQUATEUR – Sur la panaméricaine

Souvent la route est bonne, parfois elle fait mal aux fesses.

Les chauffeurs de poids-lourds klaxonnent pour encourager, les bus pour effrayer.

De vallée en vallée, les paysages se transforment, les peuples changent.

Un peu trop souvent j’entends un « gringo » jaillir en réponse à mon bonjour.

Les bouteilles de V220, boisson énergétique semblent surpasser en nombre les bouteilles de coca sur le bas-côté.

Les cultures à flanc de montagne, les bergers et leurs troupeaux.

Au milieu de nul part quelques femmes lavent leurs linges dans un ruisseau.

Au milieu de nul part quelques mastodontes creusent dans la montagne.

Sur les arrêts de bus, sur les maisons, sur les pierres, sur les poteaux, sur tout ce qui se tient droit, les restes peints des campagnes électorales passées.

Dans les villages, des alignements de petits magasins. Un restaurant, je m’y arrête pour un déjeuner pour un gros euro.

EQUATEUR – Ne pas regarder en bas

Savez-vous quoi ? Les Andes… c’est vallonné…  Les paysans se doivent d’exploiter chaque morceau de terrain, y compris à flanc de montagne. La gestion de l’espace est presque toujours un enjeu de poids dans ces milieux escarpés. Après avoir dit ça, je ne vous ai rien appris de nouveau.

Pour moi tout ceci se traduit par des successions de col et petites montées que j’enchaîne maintenant sans trop de problèmes auxquelles s’ajoutent de bonnes descentes. Certaines sont vertigineuses longeant des à-pics impressionnant. Mais surtout cette difficile problématique du sol se révèle à moi lorsque je me mets à chercher un endroit où planter ma tente. Les terrains plats sont cultivés ou aménagés. Dans ce dernier cas, e peu de terrain attenant aux habitations sert la plupart du temps de basse-cour. Trouver un endroit suffisamment plat, accessible relève souvent du challenge.

EQUATEUR – La revolucion ciudadana es en marcha

Lors de ma première visite en Avril 2005 dans le pays, la situation était un peu chaude. J’avais pu voir de loin quelques manifestations et, dans les villes, la police faisait acte de présence.  Durant mon séjour, le président Gutiérrez fut d’ailleurs destitué et remplacé par son vice-président.

Depuis ce temps de l’eau a coulé sous les ponts et Rafael Correa a été élu à la présidence. Il m’est difficile de véritablement jugé des différences/améliorations… ma connaissance de l’Equateur pré-Correa reste bien limitée. Après une petite semaine sur la route, il y a cependant une chose qui saute aux yeux. Un peu partout des chantiers de travaux publics sont engagés : remplacement de ponts, constructions d’écoles, nouvelles routes, amélioration de la route panaméricaine ou adduction d’eau potable. Chaque petite portion de travaux est réalisée avec un minimum de machines devenant ainsi un vecteur considérable d’emploi.

Pour accompagner ces efforts, le gouvernement ne lésine pas sur la communication. Les panneaux rattachant ces travaux à la révolution citoyenne fleurissent sur le bord de la route. Et de fait, d’un point de vu purement égoïste, je n’ai pas à me plaindre des conditions de route. Bien souvent le goudron est neuf et beau. Quand une portion est moins bonne, un chantier est en cours pour l’améliorer.

USA – Commuter

Commuter : alterner les différents moyens de transport pour aller d’un point A à un point B.

Exemples :

  1. je vais de chez moi à l’arrêt de bus en vélo, je mets mon vélo sur le porte-vélo à l’avant, je débarque en ville et reprends mon vélo.
  2. Je laisse ma voiture dans les parkings prévus à cet effet (« park & ride ») à l’extérieur des villes et je prends le bus

J’ai essayé de trouver une traduction satisfaisante à l’expression « I commute »… mais je crois qu’il n’existe pas d’équivalent en français. Nous ne commutons pas.

USA – Le temps du matin

Parmi tous les moments de ma journée américaine il en est un que j’apprécie : le petit déjeuner dans un petit resto de campagne, un greasy spoon (une cuillère graisseuse). Je n’y vais pas tous les matins mais si mes finances de la semaine et la générosité de mes rencontres le permettent. Il s’agit chaque fois de moments perdus dans le temps. Seul le journal du jour permet de vérifier que l’horloge continue de tourner.

Les banquettes molles, la déco coca-cola, les serveuses, la vieille radio, quelques fois des jukeboxs individuels, les habitués qui s’y retrouvent tous les matins – quelques fois l’un d’eux manque, il s’en est allé -, les familles qui le weekend viennent y partager du temps ensemble, les commérages qui vont bon train et des assiettes bien garnies.

Un café, des french toasts – du pain perdu sans pain racis… le pain américain ne racis pas… il part en miettes – ou des pancakes, des oeufs – comme tu les aimes -, de la viande – links, patty, bacon, …-, un peu de jus, des céréales et de la bonne humeur. De quoi nourrir son homme.