Archive pour itinéraire

BRESIL – 55 km parcourus… je termine sur les rotules – 2/11/2009

La piste devait être roulante, facile ou en tout cas plus facile que ce que je pourrais rencontrer en allant vers Cuiaba (centre du pays). A voir la vitesse à laquelle déboule certains 4×4 cela semble vrai… pour eux.

Naïvement j’espérais une belle piste, naïvement je m’attendais à traverser des territoires plats. Sur place j’enchaîne côte sur côte. Dans les montées parfois je pousse jamais je ne vais vite. Dans les descentes je dois garder les mains sur les freins si je ne veux pas voir une sacoche volée ou un rayon explosé. Ornières, rides, nids de poule, pavés de terre descellés et parfois ça roule. Je n’avance pas et me fatigue. Les descentes, trop courtes, m’obligeant à rester debout sur les pédale, ne me permettent pas de me reposer. Et dire que pour l’instant il ne pleut pas…

Il fait chaud. L’ombre n’est pas facile à trouver : sur ma droite la forêt dans toute sa densité, impénétrable et aux bruits étranges, sur ma gauche souvent des zones défrichées. Tous les 20km des zones un peu habitées où je peux faire le plein d’eau. Je ne prends pas le temps de traiter cette eau. Sûrement une erreur mais pour l’instant mon estomac se porte bien. Les arrêts sont toujours agréables. Ici on m’offre un repas, là quelques fruits, quasi-systématiquement on me propose de l’eau fraiche plutôt que l’eau tiède à la sortie du puis.

Enfin la circulation se densifie un peu. J’approche de Ruropolis, plus de 215km depuis Santarem, 3 jours. Pendant un moment un cortège de deux motos m’accompagne. A l’entrée de la ville ma route vient mourir contre la piste transamazonienne. Je peux aller à droite vers Cuiaba ou à gauche vers la côte ou Brasilia, je peux continuer en vélo ou prendre un bus. Je dois choisir.

Pour le moment je me dirige vers la place centrale. Un camion de transport sert de sound-system pour la gargote centrale. Autour quelques groupes de jeunes boivent bières ou coca. Je gare mon vélo. Mes chaussures, mes jambes, mes vêtements sont rougis par la poussière. Tout est trempé de sueur. L’humidité est telle que je ne sèche jamais. J’ai l’impression de ne pas avoir vu la civilisation depuis des semaines. Je me dirige au bar et commande une bière.

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BRESIL – Je cherche une route

Pour ma descente de l’Amazonie, j’avais embarqué dans mes bagages l’espoir de pouvoir prendre la route depuis Manaus en direction du Sud pour rejoindre Porto Velho. Il a fallu que je revois mes plans. Il fut un temps où la piste existait. Dans un sens, c’est encore en le cas il faut seulement accepter d’user de la machette sur quelques centaines de kilomètres (D’après les informations recueillies sur place). J’eus d’abord peur de devoir garder inassouvi mon désir de rouler dans la forêt amazonienne et finalement une route s’est dessinée sur la carte : de Santarem jusque Cuiaba, porte vers le Pantanal. Plus de 1500 km de piste que les bus arrivent à parcourir en une cinquantaine d’heures. Il m’en faudra assurément quelques unes de plus. Encore quelques jours de bateau en prévision pour rejoindre Santarem.

EQUATEUR – Grosse fatigue – 08/09/2009

Ma première semaine en Equateur se résuma à glander à l’hôtel et quelques ballades dans Quito. Je pensais que ce serait suffisant pour pédaler à 3000m d’altitude…… Lire le reste de cette entrée »

USA – Reprendre ma liberté

Les campings Hiker&Biker sont un confort agréable assuré pour le cyclo-touriste. Il est aussi poossible de les voir comme la quasi-assurance de contrôler les flux de randonneurs (à pieds ou à vélo).

Les contrôles y sont peu fréquents : il y est facile de s’abstenir de payer sa place. Le voyageur itinérant a alors peu de raisons de camper en sauvage ou d’importuner un habitant pour squatter un jardin. La tranquilité publique est assurée.

Placés le long de la route côtière ils concentrent les voyageurs dans un corridor. Le système construit l’itinéraire, planifie les étapes. L’improvisation, le hasard, la découverte que je chéris ne trouvent plus leurs places. Tout est écrit, scénarisé.

Voler d’un camp à l’autre, rester dans un microcosme de cyclo-touristes, se doucher tous les soirs, ne pas se faire de mourron pour trouver un lieux où dormir : il s’agit là d’un grand luxe, mais quelques semaines suffisent. Je reprends ma liberté. Je franchis les murs de ce corridor virtuel. Le vent de l’aventure me pousse aux fesses. Je m’en vais vers la côte perdue à la recherche du farwest que je n’ai pas encore saisi. A bientôt.

Amérique du Sud – La suite

Le 1er septembre je m’envole vers ce que je peux considérer comme la troisième partie de mon voyage. Direction Quito, Equateur.

J’ai essayé de tracer ces derniers jours ce que pourrait être ma route vers le sud. De mon dernier voyage en Equateur j’ai gardé l’envie de découvrir un peu plus la forêt amazonienne, sa culture et son évolution. Voici donc une idée d’itinéraire qui évoluera… sans aucun doute…

ANDES –>  ALTIPLANO –> AMAZONIE –> PANTANAL –> COTE –> PAMPA –> ANDESAmSud

Comme d’hab je jongle très mal avec les saisons… arrivant en septembre à Quito, il y a des chances pour que je sois un peu mouillé  dans la forêt par la saison des pluies (ce serait trop facile sinon)… ce qui pourrait rendre des portions de route impraticable…

Pour préparer cette nouvelle étape je me retrouve à faire quelques nouveaux achats : hamac, filtre à eau et autres bricoles

Si certains veulent m’aider dans mon aventure (ou veulent embêter mes parents), vous pouvez me faire un don sécurisé via paypal en cliquant ici . Considérez que cinq euros me permettent de continuer mon aventure quelques jours de plus !

USA – Fin du voyage 48° Nord

J’ai atteint cette semaine le pacifique. En Russie je m’étais arrêté quelques centaines de kilomètres avant la côte (une pacotille). Cette fois-ci j’ai mis les pieds dans l’eau.

Au détail près de mon escapade de quelques mois depuis la Flordide jusqu’à Montréal j’aurais passé l’essentiel de mon temps au dessus de chez moi, par delà le 48ème parralèle Nord et ainsi réalisé un tour du monde tarabiscoté de l’hémisphère nord. Et pas seulement à la force humaine : du train canadien, du vélo, de la marche (pas beaucoup, quelques mètres), du pick-up américain, du train norvégien, du 4×4 Lada, du bateau écossais, de la caravanne finlandaise, un peu de TER bien français, du Kamaz, du ferry norvégien, du train russe… et de l’avion international.

Nord : au delà du cercle polaire artique en Norvège et en Finlande
Est : traversé de la Sibérie hivernale
Ouest : la conquète de l’atlantique au pacifique en Amérique du Nord

Je prends la route du Sud.

Capture

Je profite de ce billet pour aussi donner quelques liens d’autres voyageurs à pédales sur la route ou qui ont terminé leur périple il y a quelques mois.

En famille :

L’aventurier : Bastien Demange. Nos chemins se sont virtuellement croisés en Sibérie

Les classiques :

Les culturels :

Les originaux :

Les que-je-ne-comprends-pas-mais-ki-sont-quand-même-un-peu-bien :

RUSSIE – Jour 154 – Le grand vote de l’hiver – 08/11/2008

Premier réveil sous la neige

Je suis encore en pleines questions existentielles sur ma future destination. Ce sera l’Est bien sûr, mais où ? Le nord ou le sud du lac Baïkal. L’hésitation, le plaisir de cette hésitation, celle qui précède le grand saut dans le froid sibérien pour prêt de deux mois. Et encore… j’en n’ai pas terminé avec mes choix russes. Je me prépare à en faire un nouveau dans quelques semaines.

Depuis quelques jours, je remets en question ma destination finale en Russie. Il se pourrait que ce ne soit plus Vladivostok, mais Magadan, plus au nord via la route des os, la route des Goulags. Lire le reste de cette entrée »