Archive pour Frontière

USA – Vers l’Idaho – 09/07/2009

Je reviens quelques semaines en arrière pour vous raconter la manière peu banale dont j’ai passé la frontière. Je vous rassure tout de suite… je ne suis pas passé illégalement. Il n’y a pas encore de raison de me mettre en taule.

En trainant sur le net j’avais obtenu l’information qu’il me fallait payer 6$ US de frais d’entré pour passer la douane. Mais comptant sur ma bonne chance et oubliant systématiquement d’y penser lorsqu’il en était encore temps je n’avais pas pris mes précautions et je débarquai au poste frontière sans un sous en poche (ni US, ni canadien). Il était l’heure de déjeuner. Je m’installais sous un préau pour me préparer mes casses-croutes.

En face de moi les camions et voitures en provenance des US passaient tranquilement au Canada. Entre deux averses un chauffeur de 35 tonnes vint vers moi. Je racontai rapidement ce que je faisais. Et là boum ce routier californien était cyclo-touriste mais surtout il avait réalisé de 2000 à 2002 un voyage autour du monde en bicyclette. Nous discutâmes un bon moment puis il repris sa route me laissant sous mon abri, un billet de 10 $ à la main. Et ainsi je franchis la frontière avec le sourire.

USA – Au pays des fameuses patates

Les provinces canadiennes, les états américains aiment se donner des slogans qui viennent orner les plaques d’immatriculation de leurs voitures. Les inspirations sont diverses. La Floride est le pays du soleil qui brille (« The sunshine state), le Missouri l’état du montre-moi (« show-me state »), le Mississipi serait celui de l’hospitalité (…). En Illinois on se contente d’être le territoire d’Abraham Lincoln (« The Lincoln Land »), un bon moyen de réviser un peu d’histoire. Il y  a aussi l’énigmatique voir quasi-mystique « je me souviens » québécois.

D’un bout à l’autre du territoire, d’un côté et de l’autre de la frontière, l’état de New-York et la province de Colombie Britannique se partagent une égale prétention. A l’Etat Empire (« The Empire State ») de la nouvelle Angleterre répond le plus bel endroit sur terre (« The most beautiful place on earth ») de la province du pacifique. L’un prétend dominer la planète de sa beauter quand l’autre veut se placer en son sommet par son pouvoir.

Et moi j’ai quitté cette province qui s’adjuge la place de plus bel endroit sur terre ( à tord : tout le monde sait pourtant que la Sarthe est loin devant) et je suis repassé aux US. Mon état d’accueil est bien plus terre à terre, je suis au pays des célèbres  ou fameuses patates (« The famous potatoes »).

CANADA – Zone tampon

J’avais naïvement cru que la frontière entre les provinces de Québec et de l’Ontario serait classiquement tranchée au couteau par l’histoire. D’un côté d’une ligne les francophones catholiques chieurs amateurs de poutine et de l’autre les anglophones protestants réformistes bouffeurs de burgers. Lire le reste de cette entrée »

ESTONIE – Le passage

Ce passage de frontière, je le désirais depuis longtemps. Le parcours administratif ne fut pas évident (et il n’est pas terminé, puisque je suis actuellement dans la dernière étape : l’enregistrement dans les 72h après le passage de la frontière), mais le plaisir du passage en fut que plus délicieux.

Après m’être un peu perdu dans la ville frontalière de Narva (me donnant ainsi l’occasion de pratiquer mes racines de rudiment de début de russe), mon premier aperçu de la ligne sacrée fut saisissant. Je pus la contempler depuis un promontoire mis sur mon chemin par le gentil hasard. Lire le reste de cette entrée »

FINLANDE – De l’autre côté – Jour 88

Laponie

Il y avait la Norvège et ces fjords, et puis voici que je m’élance de Skibotn, village le plus septentrional de mon périple – jusqu’à présent. J’utilise mes dernières couronnes norvégiennes pour m’acheter un pain. Et la route commence à monter pour me faire quitter le pays.

Une fois au sommet, chose assez rare, un panneau indique l’altitude : six cent mètres et des brouettes M.O.H (au dessus du niveau de la mer). Je bascule et me voici en Finlande, devant moi la Laponie. Il y a d’abord la nature bien sûr. Les hectares de forêt s’étendent à perte de vue, parsemée ici ou là de lacs bordés de petits chalets. Et puis il y a les rennes qui m’ouvrent la route – je dois d’ailleurs dire que… ça a vraiment l’air bête un renne, ajoutez-y en plus un collier rose comme j’ai pu en voir et on tombe dans le ridicule.

Mais, il y a aussi cette première rencontre avec la civilisation, une fois mes premières dizaines de kilomètres lapons effectués. Le premier supermarché qui s’offre à moi. Accolé au supermarché, une station essence et magasin de bricolage. Autour quelques maisons d’habitation. Et puis c’est tout. Sur le parking les norvégiens et les autochtones viennent faire leurs courses. Lire le reste de cette entrée »