Archive pour Ekaterinbourg

SIBERIE – Transibérien – 10/11/2008

Transibérien

Ces trois jours de train seront passés plus vite que je ne le pensais. Je m’étais imaginé une première journée amusante suivie de longues journées ennuyeuses. Il n’en fut rien. La qualité de mes compagnons de route en est la raison principale. Ils avaient pris le train à Moscou et se dirigeaient pour deux villes précédant de peu ma destination finale. Tous deux travaillaient pour la sacro-sainte entreprise Gazprom. Ils furent tous deux d’une grande gentillesse à mon encontre multipliant les petites attentions. Surtout, ils surent être de très bons professeurs de russes, se montrant d’une grande patience avec le mauvais élève que je suis.

Et pourtant, il s’en est fallu de peu que je le loupe ce train vers la Sibérie. J’avais acheté quelques jours auparavant mon billet auprès d’une agence dans le centre commercial CARNAVAL à côté de chez mes hôtes Kirgizes. Mais cette agence n’avait su me vendre le billet bagages pour mon vélo. Il me fallait donc l’acheter avant de partir, à la gare.

Mes rares expériences des gares russes avaient été (à peu prêt) bonnes jusqu’à présent. Ekaterinbourg dénote sur ce point. Pénétrer dans la gare avec ma machine fut une aventure en soit. Le hall bondé se transformait en course d’obstacles, l’effervescence et les mouvements de foule me forçaient à rester vigilant. Mais plus de doutes, j’étais bien en Asie. Aux Russes se mêlaient Kirgizes, Bouriates, Ouzbeks et autres ethnies. Moi dans tout ça, je cherchais le bon guichet. Je n’eus pas de mal à le trouver… mais pour augmenter la tension, il était fermé jusqu’à une minuscule demi-heure avant le départ. Lire le reste de cette entrée »

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RUSSIE – Appelez moi Og’wan Bek Djindi Balik – 06/11/2008

Mon ami Arslan

En arrivant à Ekaterinbourg, je pensais pouvoir trouver un hôtel bon marché pour pouvoir me reposer quelques jours, faire quelques lessives, faire réviser un poil mon vélo (j’ai surtout un rayon cassé). Le hasard a mis sur ma route une famille Kirgise d’une gentillesse exemplaire.

Je n’étais pas arrivé depuis deux heures à Ekaterinbourg que je trouve un café Internet. Mais dans ce café, j’y ai surtout rencontré un ami : Arslan. Il ne lui fallut pas dix minutes pour me proposer de venir manger et dormir chez lui. Tant de spontanéité a toujours quelque chose de douteux, notre culture européenne n’y ait pas habituée. Pour faire naitre en moi un peu plus de doutes, Arslan ajoutait à sa spontanéité un empressement certain, me forçant un peu à quitter le café sans consommer tout mon crédit Internet. Mais son regard ne laissait transparaitre aucune mauvaise intention. Je me laissais donc emmener. Lire le reste de cette entrée »