Archive pour communication

RUSSIE – Le complexe du héro voyageur

Semaine 21

Я Франциск

Я еду во Владивосток на велосипед

Prononcant ces quelques mots, je romps l’égalité. Je me place dans le statut du héro voyageur et mon interlocuteur devient celui qui doit m’idôlatrer. Et pourtant ce n’est pas ce que je désire. Lorsque la communication est possible, je peux rétablir une certaine égalité, quitter mon costume et donner de la densité à la rencontre.

Le plus souvent, la balance n’est pas rétablie. Il ne me reste alors plus qu’à me nourrir des encouragements et des félicitations. Qu’il est plaisant de se laisser carresser. Mais je redeviendrai bientôt simple homme aux yeux de l’autre. Il me reste à lutter pour demeurer humble.

Il m’est difficile d’apprivoiser ce rapport à l’autre. J’ai besoin de cette accroche, j’ai besoin des encouragements de cette foule d’inconnus, je ne suis qu’un homme, je veux garder les pieds sur terre.

Matériel de communication et d’orientation

Initialement, je ne souhaitais prendre ni téléphone, ni GPS.

Concernant le GPS, je m’en faisais l’image du GPS de taxi : « tournez à droite, tout droit pendant 500m, … ». C’est un peu à contre-courant de la façon dont je vois mon voyage : une aventure où le hasard a une place prépondérante et où seules des grandes lignes seraient tracées.

En farfouillant un peu, j’ai découvert comment le GPS pouvait être utilisé de manière cohérente et intéressante. Je le vois maintenant comme un outil qui me donnera le cap vers les destinations de mes grandes étapes : une super-boussole.

J’ai dû me résoudre au transport d’un téléphone pour une raison importante : rassurer mes parents et me rassurer par la même occasion.

Un des défis de tout tour du monde étant de minimiser l’encombrement de son paquetage, j’ai parcouru des pages et des pages sur Internet afin de choisir le matériel le plus adapté. J’ai fini par trouver un téléphone peu prétentieux mais disposant des fonctions souhaitées (résistant, léger, « international », GPS) : le BENQ M7

J’ai adjoint au téléphone un produit opensource en JAVA nommé Trekbuddy qui permet d’enregistrer des waypoints et de se diriger grâce à eux.

La génération des waypoints peut se faire classiquement (grâce à une carte papier ou un logiciel spécifique) ou via un outil web basé sur google map.

Dans mon cas, vu que je n’ai pas besoin d’une précision diabolique, l’utilisation de google map sera suffisante (en tout cas je l’espère).

J’ai reçu mon tout nouveau jouet ce weekend, reste maintenant à orchestrer tout ça.