Archives de camping

USA – Reprendre ma liberté

Les campings Hiker&Biker sont un confort agréable assuré pour le cyclo-touriste. Il est aussi poossible de les voir comme la quasi-assurance de contrôler les flux de randonneurs (à pieds ou à vélo).

Les contrôles y sont peu fréquents : il y est facile de s’abstenir de payer sa place. Le voyageur itinérant a alors peu de raisons de camper en sauvage ou d’importuner un habitant pour squatter un jardin. La tranquilité publique est assurée.

Placés le long de la route côtière ils concentrent les voyageurs dans un corridor. Le système construit l’itinéraire, planifie les étapes. L’improvisation, le hasard, la découverte que je chéris ne trouvent plus leurs places. Tout est écrit, scénarisé.

Voler d’un camp à l’autre, rester dans un microcosme de cyclo-touristes, se doucher tous les soirs, ne pas se faire de mourron pour trouver un lieux où dormir : il s’agit là d’un grand luxe, mais quelques semaines suffisent. Je reprends ma liberté. Je franchis les murs de ce corridor virtuel. Le vent de l’aventure me pousse aux fesses. Je m’en vais vers la côte perdue à la recherche du farwest que je n’ai pas encore saisi. A bientôt.

USA – Hiker/Biker

Il y a l’équilibriste sur son vélo impossible

Il y a les amoureux en lune de miel

Il y a le voyageur autour du monde

Il y a les retraités

Il y a l’aspirant photographe

Il y a le hollandais volant

Il y a le Pinoy inventeur

Il y a l’ami québecois

Il y a le transAm

Il y a les tandems pères-fils

Et finalement il y a les campings hiker/biker où l’on se rencontre pour quelques dollars au bord de l’océan.

FRANCE – Première nuit ou ma première défaite contre la nature


Premier campement

Je reviens un peu arrière pour parler de cette première nuit où l’aventure a finalement commencé. Comme évoqué dans un précédent poste, mon étape prologue s’était terminée par une nuit dans un bon lit douillet chez mon oncle et ma tante. Ce serait donc mon deuxième jour de pédalage qui me permettrait de me mettre en condition sur ce qui sera ma vie pour les mois à venir : chaque soir, une éternelle quête pour trouver le lieu le plus approprié pour planter la tente.

Je dois dire que pour ce premier soir je fus plutôt bien inspiré. C’est donc près de Briouze que je quittai la départementale sur laquelle je me trouvais pour me mettre en recherche. Première ferme…

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Jour 19 – Premier camping – 28/06/2008

Camping etc…

Pour continuer dans la thématique « matériel », je dois avouer que je me suis pas mal pris la tête sur le choix du matériel de camping. D’expérience, je sais que c’est ce qui peut faire la différence en terme de poids et de place. Et cependant, il est difficile d’obtenir un matériel polyvalent, léger et de qualité (et tout ça bien sûr dans un prix raisonnable). Pour compliquer encore un peu plus ma quête, j’ai contre moi d’être allergique aux plumes (… il faudrait que je réalise de nouveaux tests pour voir où j’en suis avec cette allergie)… donc exit les sacs de couchage en duvet – en effet, je n’y avais jamais vraiment réfléchi, mais utiliser du duvet en lieu et place de matières synthétiques permet un gain de poids non négligeable.

Le premier choix fut celui de la tente. Jusqu’à présent dans les voyages que j’ai réalisés, je me suis toujours trouvé dans l’alternative tente de 3kgs ou pas de tente. Après avoir vadrouillé sur le web (comme d’hab), je suis tombé sur la tente Vaude Hogan Ultralight 1 qui est une tente pour 1,5 personne avec les qualités que j’en attends : légèreté (1,5 kg optimisable), solidité, polyvalence (tente 3-saison) et qualité (conception Vaude). Je vous renvoie vers ce post du forum de la randonnée légère et vers cet article de carnets d’aventures pour avoir une idée de la chose. Le prix le plus intéressant que j’ai pu trouver est en Allemagne chez outdoor-works.de pour 220 euros.

Autres choix tout aussi délicat, celui du tapis de sol et du sac de couchage. La grosse complexité du choix du sac du couchage est l’inconnu relatif qui entoure mon trajet. La possibilité d’avoir à camper avec des températures négatives est forte, la question est donc de savoir quelles en seront les limites. J’ai finalement opté pour un sac Kampchatka 1600 de chez Millet. Le choix du matelas a été plus aisé, l’offre n’étant pas très diversifiée. J’ai donc acquis le matelas Prolite 3 de Thermarest. Le tout a été acheté sur le site rayonrando.com.

Enfin et pour terminer : le choix du réchaud… élément nécessaire à la cuisson des pâtes. Le marché français est globalement dominé par deux constructeurs MSR et Primus. Concernant les différentes techniques possibles, je vous invite à lire le dossier sur le site de carnets d’aventures. La conclusion logique de tout ça est la nécessité a minima de disposer d’un réchaud pouvant fonctionner à l’essence. J’ai fini par acheter un réchaud à essence JUWEL sur un de mes sites fétiches (cyclo-randonnee.fr). Ce qui m’a particulièrement plu dans cet outil est son encombrement minimum en rapport avec mes besoins d’autonomie (quelques jours) et l’astuce de la boîte qui permet un rangement aisé.

Reste maintenant à mettre tout ces achats à l’épreuve du feu…