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FRANCE – Une histoire de faux départ ou de jolies hôtesses

Retour à Montparnasse

Il ne m’aura pas manqué grand chose pour m’envoler. Le billet était acheté, je devais m’envoler pour le soleil. Le départ était programmé pour le 21/01 au petit matin, direction la Floride.

Ce mercredi matin, je m’étais levé bien avant le soleil, j’avais parcouru dans le froid et la pollution parisienne les quelques kilomètres qui me séparaient de l’aéroport d’Orly. J’avais bien sûr commencé par me tromper de terminal : rien d’étonnant là-dedans. Lorsque j’enregistrais mes bagages et mon vélo, j’étais encore bien en avance. Il ne me restait plus que la sécurité à passer et je pourrais m’envoler. Et puis les choses se sont emballées…Il y eut d’abord l’envol inconsidéré de ma selle mal accrochée à mon sac-à-dos qui s’amusa à tomber sur le pied fraîchement opéré d’un agent de sécurité alors qu’il manipulait mon bagage. Voici quelques minutes de mangées à m’assurer que tout allait bien. Je passais la sécurité alors que mon nom résonnait depuis les hauts-parleurs de l’aéroport. Les minutes s’étaient-elles égrenées si vite que l’embarquement en était devenu immédiat ? Je n’en avais aucune idée. Je m’empressai de rejoindre la porte d’embarquement.

Mon premier charmant agent de renseignement m’y attendait, il s’agissait de l’hôtesse qui avait enregistré mes bagages. L’embarquement n’était pas commencé mais dans un joli excès de zèle, elle voulait m’éviter de payer 150 euros supplémentaires : j’avais trois bagages en soute alors que les vols transatlantiques n’en autorisent que deux ; pour le troisième il est nécessaire de payer. Elle m’expliquait tout ça en me conduisant à rebrousse-chemin jusqu’à la sécurité. Elle me transféra à sa chef. Je changeais de cavalière, du châtain je passais au blond mais continuais à remonter le temps bien accompagné. Nouveaux éléments d’informations, je devais aussi m’expliquer avec la compagnie. L’hôtesse Air Berlin ne pouvait pas me laisser partir pour les USA si je ne disposais pas de billet retour ou me faisant quitter les USA. Les minutes commençaient à devenir précieuses. Je pris la décision de partir malgré tout pour la première escale de mon billet : Dortmund – espérant pouvoir trouver un billet convaincant (train ou bus) durant l’escale entre mes deux vols.

Mes bagages étaient déjà rappelés. Il fallait les récupérer et les renvoyer à nouveau. Me voici donc à courir dans le hall d’Orly suivant comme son ombre mon hôtesse allemande. Un tapis pour moi tout seul mais mes bagages qui ne voulaient pas arriver. Ma seconde hôtesse blonde arriva. La situation devenait trop tendue. J’abandonnais l’idée de prendre ce vol. Je finis par récupérer mes bagages et mon vélo. Et ainsi encadré de deux charmantes hôtesses je pris la sortie des artistes pour rejoindre le comptoir Air Berlin.

Mon nouveau départ est programmé pour Mercredi 28/01. Charge à moi de trouver maintenant ce fameux billet qui me permettra de m’envoler sereinement pour les USA…

FRANCE – Bonne année 2009

En cette période de galette et de voeux, je souhaite aux lecteurs de passage une année 2009 pleine de joies et de petites galères (qui aideront à apprécier le bonheur) !

J’ai rasé ma barbe, j’ai coupé mes cheveux et me voici prêt pour ma prochaine destination. Mon périple reprendra à partir du 21 janvier depuis la Floride. Je devrais remonter ensuite Nord/Nord-Ouest jusqu’au Canada… normalement… 🙂

J’ai eu aujourd’hui une heureuse surprise dans un commentaire posté par un cycliste de passage. Je ne suis pas le seul fou à me ballader en vélo dans la Siberie hivernale. Bastien Demange est actuellement sur place. Il me tarde de pouvoir échanger avec lui nos expériences. Pour le moment il a emprunté une route différente de la mienne, mais à partir de maintenant il se trouvera sur le même itinéraire que moi. La situation peut devenir comique si il rencontre des russes me connaissant ou m’ayant vu :  deux français en solitaire en vélo en hiver en Sibérie en un mois… ils vont halluciner !!!

Bon courage à toi Bastien !

www.bastiendemange.com

FRANCE – D’où viens-tu ?

Un peu de mal du pays, la perspective de me retrouver avec le vent de face pour rejoindre Vladivostok, la gentillesse excessive des russes, de la lessive à faire, le besoin de discuter, l’augmentation de la circulation dans l’Est, le retour à la civilisation, l’envie de jouer un tour à ma famille…

Voici quelques unes des pensées qui me sont passées par la tête alors que j’arrivais à Khabarovsk. Une crevaison et un pot de colle à résines explosé s’ajoutant à une froide nuit passée dans un 35 Tonnes avec des routiers m’invitèrent à m’immobiliser quelques jours. Avais-je vraiment envie de rejoindre Vladivostok ? Ce n’était qu’un prétexte à la Sibérie et un point de passage pour autre chose. N’avais-je pas satisfait mon désir de Sibérie par ce long mois passé dans le Far-East ? Je le pensais.

Ce fut donc sans regret que je pris cette décision de m’en retourner en France pour les fêtes.

Une mauvaise réservation, trois vols et un RER plus tard je débarquais aux Halles à Paris. Le voyage me permit de tranquillement repenser à ces six mois et demi qui m’avaient conduit jusqu’au fin fond de la Russie. Je les remontais à la vitesse de mes avions. Et pourtant lorsque je débarquais dans les rues de la capitale, comme une version anglaise du film que j’avais vécu, on m’interpella de cette phrase entendues des centaines de fois en langue russe « Where do you come from ? ». L’accent était français. « Laisse tomber  l’anglais mec, je suis français ! »

Aucune mauvaise nostalgie, et surtout je sais que dans quelques semaines je reprendrai la route. Reste à fixer la destination. Le Canada demeure encore mon envie du moment…

FRANCE – Les faux villages normands

Ils etaient presents sur ma carte, ces Rouxeville et consort. Et pourtant, ils se derobaient sous mes roues. Moi qui cherchais desesperement a boire une biere. Nul troquet ou me desalterer. J allais de point en point, et rien. Ou si peu. Je trouvais des panneaux d entree, je trouvais des panneaux de sortie et entre les deux, semblant se cottoyer sans se voir, une eglise et une mairie. Une commune oui, une paroisse oui. Mais de village, que nenni.

FRANCE – Première nuit ou ma première défaite contre la nature


Premier campement

Je reviens un peu arrière pour parler de cette première nuit où l’aventure a finalement commencé. Comme évoqué dans un précédent poste, mon étape prologue s’était terminée par une nuit dans un bon lit douillet chez mon oncle et ma tante. Ce serait donc mon deuxième jour de pédalage qui me permettrait de me mettre en condition sur ce qui sera ma vie pour les mois à venir : chaque soir, une éternelle quête pour trouver le lieu le plus approprié pour planter la tente.

Je dois dire que pour ce premier soir je fus plutôt bien inspiré. C’est donc près de Briouze que je quittai la départementale sur laquelle je me trouvais pour me mettre en recherche. Première ferme…

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Jour 12 – Premiere journee de repos – 21/06/2008

Cela fait maintenant quelques jours que je suis en Irlande.


Port de Barfleur a maree basse

La mer ne se montra pas trop mechante pour la traversee de la Manche, et ce fut donc en conquerant que je fis mes premiers tours de roues en terre etrangere, mais surtout accompagne de l’effroyable brouhaha des vehicules motorises qui avaient effectue la traverse sur le meme ferry.

Une fois descendu, je m’empressai donc de m’enfuir sur la premiere petite route que je trouvis. Je pus ainsi prendre le temps, petit detail important, de changer mon retroviseur de sens et ainsi passer ma monture en mode conduite a gauche.

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The photo of the depart


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Mise en ligne par Romain P

La remontee du bourg de Sainte Sabine pour debuter l’aventure

(c) ma maman