Archive pour octobre, 2008

RUSSIE – Jour 137 – Les bras grands ouverts – 22/10/2008

Kola, Sergeï, Nadia, Alec, Sacha, Irina, Stanislas, Natacha, Jeanne, … des pommes, des sourires, des messages, des repas, des lits, de la chaleur. Je n’ai quitté Saint Pétersbourg que depuis une grosse semaine, mais déjà je suis comblé de cet accueil de la Russie.

Je ne passerais finalement pas par Moscou, pour mieux me perdre sur les routes secondaires et multiplier ces grandes et petites rencontres.

Toujours plus vers l’Est.

RUSSIE – En attendant le loup, je mange

Mon ami Kola

Chevauchant son side-car dans la plaine russe, Kola passa une première fois, repassa. Nous engageâmes une conversation, il disparut. Il n’était pas bien âgé, une douzaine d’année tout au plus, mais indéniablement intelligent. Il comprenait avec une rare rapidité ce que j’essayais de lui expliquer moitié en mauvais russe, moitié en français. Il revint pour m’accompagner dans mon repas avec une jolie curiosité.

Le soleil se couchant, l’homme se devait de faire de même. Mon duvet m’accueillait donc à nouveau, fidèle compagnon de mes nuits vagabondes. Et puis voici qu’un bruit de moteur vrombit. Mon ami Kola était de retour, transformé en messager.

En premier il m’offrit un cadeau de ses parents, un grand pot de fromage frais. En second, il me porta un message d’alerte avec une gravité non feinte : attention aux loups.

Les voici donc ces fameux bêtes. Les nuits en pleine cambrousse ne serait donc plus les bienvenues.

Je pris note de l’alerte, mais surtout je me délectais ce fromage frais. Je l’avais désiré quelques semaines auparavant dans la laponie finlandaise. Je m’étais imaginé le déguster avec sel et poivre sur une bonne tranche de pain. Voici que la Russie m’offrait ce plaisir. Je ne manquais pas d’en profiter.

Quant aux loups, je ne les ai pas encore vus, mais je regarde différemment ces vachers qui restent auprès de leurs troupeaux des heures durant, mégots au bec avant de ramener les bêtes à la nuit tombante.

RUSSIE – Jour 127 – Depart decale – 12/10/2008

Je pensais prendre la route hier, mais ma lenteur a decoler cumulee a une deconfiture qui a pris la forme du vol de mon ipod m ont fait decaler d un jour mon depart de Saint Petersbourg.

Mais je suis maintenant a nouveau operationnel, dans quelques heures je repedalerai a nouveau.

A bientot !

RUSSIE – Nouvelle vidéo de Rob Lilwall en Sibérie

Une nouvelle vidéo du site www.cyclinghomefromsiberia.com

Du bonheur ! Vivement qu’il commence à faire froid !

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RUSSIE – La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France par Blaise Cendrars

En ce temps-là, j’étais en mon adolescence
J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J’étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J’étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n’avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon cœur tour à tour brûlait comme le temple d’Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j’étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu’au bout.

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RUSSIE – Jour 122 – St Petersbourg – 07/10/2008

Ca y est, j’y suis. Il m’aura donc fallu un peu moins de quatre mois pour relier Sainte Sabine à Saint Petersbourg. A travers les terres d’Irlande et d’Ecosse, le long des fjords de Norvège, en perçant les forêt de Finlande, me voici à la fin du second round de l’aventure. Ne me demandez-pas combien il y en aura, j’en ai aucune idée.

La fin de celui-ci a été un bon prélude à ce qui m’attend dans les semaines à venir : de l’aventure et de l’aventure. En y rajoutant l’hiver et la Sibérie, l’aventure se transformerait presque en expédition.

Dans les semaines à venir, je peux vous promettre du transSibérien, de la neige, du pneu clouté, des feus de bois, de la vodka, du mythe communiste, du romain gelé, peut-être même un peu d’ours ou de loups, et toujours des kilomètres et des kilomètres jusqu’à Vladivostok.

RUSSIE – De l’eau

La découverte des routes russes

J’ai voulu commencer mon périple russe en faisant le malin : « Aller jusqu’à St Pétersbourg ? Facile, pas besoin de carte ». C’est donc le couteau entre les dents et sûr de mon instinct que j’attaque les routes russes. Résultat de la première journée : 15km d’avancée absolue. Les 70 autres kilomètres se sont perdus vers le nord, voir l’ouest (cf mon trajet).

Ce détour impromptu a eu le mérite de me mettre de suite dans l’ambiance, ce qui n’aurait pas été le cas si j’avais bêtement continué sur la route principale toute droite. La boue, les routes défoncées, les villages reculés, tout y est passé. Je ne pensais pas connaitre un tel dépaysement dans l’ouest de la Russie… et pourtant…

Une de mes obsessions lorsque je suis sur le vélo (avec celle de savoir ce que je vais manger) est ma recherche de l’eau. Jusqu’à maintenant, tout était bien confortable en Europe du Nord. Même en Laponie, l’eau des rivières était potable. Mais dans ces premières centaines de km russe, le constat est là. Je traverse des villages et j’y croise des grands-mères portant des sauts d’eau sortant tout frais du puit du village… eau qui n’est surement potable. De ce dernier point, j’en ferais encore mon affaire à coup de pastille ou d’ébullition. Mais il en est autrement du manque d’humilité qu’il me faudrait pour demander à celui qui est allé le chercher de me donner le fruit de son effort. Pour le moment, j’ai pu demander de l’eau dans des magasins de village où je pus être servi via des bidons de 5L. Reste à voir ce que donnera la suite. Les prochains jours ou les prochaines semaines me verront peut-être aller tirer mon eau du puit.