Archives de août, 2008

NORVEGE – Jour 76 – Fin du sud – 23/08/2008

Onzième semaine

Mon périple dans le sud de la Norvège est maintenant terminé. Les derniers jours n’ont pas été des plus intéressant en comparaison avec la semaine précédente. Je prends le train dans deux heures maintenant direction Bodo. Arrivée prévue à 9h et des brouettes… je ne devrais pas être trop à la bourre pour voir la finale du tournoi olympique de handball.

Ensuite ce seront les Lofoten avant de piquer direction la Finlande. J’ai commandé mon invitation afin de faire ma demande de visa russe (j’expliquerai dans un autre billet et si j’y arrive par quelles péripéties il faut passer pour obtenir un visa pour la Russie) : je devrais donc passer en Russie aux alentours du 3 octobre et y rester jusqu’au 3 janvier… histoire de garder un peu de marges après le réveillon à Vladivostok…

NORVEGE – Mon garde-manger

Les semaines passent les unes après les autres et ma monture ne cesse de se transformer inéluctablement en garde manger. Les kilos de bouffe s’ajoutent les uns aux autres transformant mon fier étalon (et moi avec) en bête de somme.

Par ici s’accumulent les fruits et les légumes : carottes, tomates, bananes, poires, pêches, concombres, salade sont mon quotidiens. Un demi-ognon traîne aussi dans un coin. Par là des produits frais : yaourts pour la semaine, tranches de cervelas et formage pour les casses-dales du midi.

Ensuite viennent les céréales : du muesli pour le matin et des flocons d’avoine pour le porridge du soir (et oui je me suis mis à la bouffe anglo-écossaise !). Tout prêt des céréales, il y a le kilo de chocolat en poudre (Nesquik, impossible de trouver du Banania) et le café instantané.

Et puis, il y a les incontournables pâtes et riz qui attendent paisiblement d’être cuisinées avec quelques sauces en bouteille. Sans oublier l’huile, le sel, le poivre, le sucre, la confiture (je n’ai pas encore acheté de farine… mais ça ne saurait tarder… j’ai des envies de crêpes), les sardines en boite, le pâté, des conserves de petits-pois et de flageolets, etc… etc…

Et pour finir, deux pains de 750g et des galettes de pomme de terre.

En rajoutant mon eau quotidienne (2 litres), j’atteins une jolie somme de kilos qui tout en restant approximative dépasse allègrement les quinze kilos. Mais il faut bien ça pour nourrir son homme.

NORVEGE – Bergen, retour à la vie étudiante – jour 61

Il est un endroit un peu étrange dans la proche banlieue de Bergen connu sous le nom de Fantoft’, se présentant comme résidence étudiante

Le lieu peut faire peur de prime abord. J’ose à peine imaginer le sentiment que pourrait ressentir un étudiant espagnol débarquant pour six mois ou un an sous une pluie battante et découvrant devant lui une grande battisse grise stalienne l’oppressant de toute sa hauteur. Un retour vers le passé qui assène au jeune étudiant un grand coup de massue. Mais qu’est-il donc venu faire dans cette galère !

Et puis, il suffit que de quelques heures pour que quelque chose ressemblant à des fondations de vie se construisent. Les autre habitants aliens de l’étage passent un à un le voir. En fin d’après-midi il connait tout son étage et entrevoit quelques des affinités avec plusieurs habitants. Il y a d’ailleurs une petite allemande qui ne lui déplait pas trop. Un ancien résident lui a donné quelques tuyaux. Il faut foncer au début, quand il n’y a rien à perdre. Peut-être va-t-il suivre ce conseil.

L’après-midi se terminant, il pense passer la soirée à ruminer tout seul dans sa piole mais voici qu’on passe le prendre pour aller boire un verre dans un pub. Ok, allons-y. Et puis la soirée se continue de retour à Fantoft avec un fête au douzième étage. Étrange fête où le seul lien qui réunit tout les participants est celui d’être de « Fantoft ». Aucun d’entre eux ne se connaissait il y a quelques heures mais ils profitent tous ensemble d’un moment de plaisir. L’année débute bien.

NORVEGE – Jour 69 – Ballade dans les fjords – 16/08/2008

Hardangerfjorden

Une petite semaine maintenant que j’ai quitté Bergen pour aller me promener dans les fjords de l’Ouest. Habituellement, je ne suis pas prompt à partir dans de grands délires exclamatifs sur la beauté des paysages que je traverse.

Pour le coup, je dois dire que j’ai été bien bluffé par la nature norvégienne. Les montagnes, les chutes d’eau, les villages, les routes, les cyclistes : tout  se jette dans les fjords en donnant de spectaculaires panoramas.
Cette région escarpée ne manque inévitablement pas de s’accompagner de quelques belles montées qui ont su mettre mes jambes à l’épreuve. Ces quatre derniers jours, chacune de mes étapes me faisait franchir un nouveau col.

Encore quelques jours dans la région et j’arriverai à Trondheim, pour ensuite partir à force de machines sur rail vers la partie nord du pays.

NORVEGE – Première nuit en toilettes

Et bien voici un lieu peu commun pour ma prochaine nuit. J’ai installé mon campement dans des toilettes.

Il faut dire que celles-ci sont particulièrement grandes. Il en faudrait juste un peu plus pour pouvoir y dormir à quatre. Mais, pour cette nuit, elles n’accueilleront que mon vélo et moi. Chacun dans son coin et un trône pour nous séparer. Si l’on fait abstraction de l’odeur qui n’est pas de la plus réjouissante comme vous pouvez vous en douter, le lieu présente tous les attraits pour que je puisse passer une bonne nuit ; sa première qualité étant d’être au sec. Lire la suite »

ECOSSE – Dors où tu veux

Une des grandes libertés offertes par l’Ecosse, c’est bien celle de pouvoir planter sa tenter à peu prêt où bon me semble. Il faut bien sûr faire abstraction des « NO OVERNIGHT PARKING » – mais après tout, je ne suis pas garé : je campe.

Il y a donc un vrai plaisir à trouver un endroit où planter sa tente. J’avoue que pour ma part, mon côté enfantin m’a assez fait pencher vers les châteaux.

En ruines ou restaurés, ils offrent toujours un peu de mystères et d’histoires lorsque sur eux  le soir vient se poser un pesant brouillard.

ECOSSE – Un petit morceau de Cantal

Les voyages sont souvent des successions de galères et de plaisirs. Il faut savoir apprécier les unes comme les autres. Certains plaisirs peuvent être petits, ils en demeurent néanmoins bien réels.

Je remonte un peu en arrière pour raconter comment alors que par un bel hasard j’arrivais dans une petite ville des Cairngorm Mountains dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, j’eus la chance de tomber sur un petit marché et sur du soleil. Et, parmi les vendeurs, deux étales françaises : une de fromage et l’autre de produits auvergnats.

Je m’empressais de taper la causette, cela commençait à faire longtemps que je n’avais pas parlé français. L’un comme l’autre étaient des marchands du Nord travaillant quasi-exclusivement en Angleterre (et exceptionnellement en Ecosse). Au sortir de la discussion, je craquai bien sûr pour quelques saucissons et un peu de fromage, mais ils se firent une joie de me faire un bon prix. Je partis de surcroit avec un bon rab de cantal et une préparation de fois gras.

Que le Cantal est bon !