Archives de février, 2008

Camping etc…

Pour continuer dans la thématique « matériel », je dois avouer que je me suis pas mal pris la tête sur le choix du matériel de camping. D’expérience, je sais que c’est ce qui peut faire la différence en terme de poids et de place. Et cependant, il est difficile d’obtenir un matériel polyvalent, léger et de qualité (et tout ça bien sûr dans un prix raisonnable). Pour compliquer encore un peu plus ma quête, j’ai contre moi d’être allergique aux plumes (… il faudrait que je réalise de nouveaux tests pour voir où j’en suis avec cette allergie)… donc exit les sacs de couchage en duvet – en effet, je n’y avais jamais vraiment réfléchi, mais utiliser du duvet en lieu et place de matières synthétiques permet un gain de poids non négligeable.

Le premier choix fut celui de la tente. Jusqu’à présent dans les voyages que j’ai réalisés, je me suis toujours trouvé dans l’alternative tente de 3kgs ou pas de tente. Après avoir vadrouillé sur le web (comme d’hab), je suis tombé sur la tente Vaude Hogan Ultralight 1 qui est une tente pour 1,5 personne avec les qualités que j’en attends : légèreté (1,5 kg optimisable), solidité, polyvalence (tente 3-saison) et qualité (conception Vaude). Je vous renvoie vers ce post du forum de la randonnée légère et vers cet article de carnets d’aventures pour avoir une idée de la chose. Le prix le plus intéressant que j’ai pu trouver est en Allemagne chez outdoor-works.de pour 220 euros.

Autres choix tout aussi délicat, celui du tapis de sol et du sac de couchage. La grosse complexité du choix du sac du couchage est l’inconnu relatif qui entoure mon trajet. La possibilité d’avoir à camper avec des températures négatives est forte, la question est donc de savoir quelles en seront les limites. J’ai finalement opté pour un sac Kampchatka 1600 de chez Millet. Le choix du matelas a été plus aisé, l’offre n’étant pas très diversifiée. J’ai donc acquis le matelas Prolite 3 de Thermarest. Le tout a été acheté sur le site rayonrando.com.

Enfin et pour terminer : le choix du réchaud… élément nécessaire à la cuisson des pâtes. Le marché français est globalement dominé par deux constructeurs MSR et Primus. Concernant les différentes techniques possibles, je vous invite à lire le dossier sur le site de carnets d’aventures. La conclusion logique de tout ça est la nécessité a minima de disposer d’un réchaud pouvant fonctionner à l’essence. J’ai fini par acheter un réchaud à essence JUWEL sur un de mes sites fétiches (cyclo-randonnee.fr). Ce qui m’a particulièrement plu dans cet outil est son encombrement minimum en rapport avec mes besoins d’autonomie (quelques jours) et l’astuce de la boîte qui permet un rangement aisé.

Reste maintenant à mettre tout ces achats à l’épreuve du feu…

Matériel multimédia

Pour ce voyage, je vais transporter trois outils multimédias : un reflex numérique, un ipod et un petit appareil photo numérique

La première utilité de mon ipod sera de me tenir compagnie dans les longs moment de solitude. Mais, il aura deux autres usages aussi importants.

Tout d’abord, une de mes aspirations à réaliser ce voyage est d’améliorer considérablement mes connaissances linguistiques. Avant de partir, je le chargerai donc de méthodes de langues sous formes de podcast afin d’avoir quelques cours audio de Russe sous la main. Le troisième usage que je ferrai de mon ipod est celui d’espace de stockage pour mes photos et mes vidéos. En plus des DVD que je ne manquerai pas d’envoyer régulièrement (je me suis déjà fait avoir à perdre un appareil photo 😦 ), je garderai à portée de main sur mon ipod les images de mon voyage et de ma famille que je pourrai partager avec les personnes que je rencontrerai.

Côté appareil photo, je partirai avec mon reflex numérique Lumix L1 (avec une batterie supplémentaire).

En plus de l’objectif leica de base (un très bon 14-50mm F2.8-F3.5), j’emporterai peut-être en supplément mon objectif 40-150mm Olympus… à voir.

En complément du réflex, j’utiliserai mon compact numérique Ricoh Caplio R4 pour réaliser de petites videos ou des photos plus discrètes et/ou en plein vol.

Autonomie

En préparant mon trip, une des questions qui m’est venue est de savoir : bon diou de bon diou, c’est bien de vouloir emmener du matos électronique mais comment tu vas faire quand tu seras perdu au milieu des steppes.

La première réponse : tu fais sans.

En parcourant les blogs ici ou là d’autres cyclistes, les seules expériences relevées étaient des installations un peu hasardeuses (en tout cas pour moi) d’installations solaires artisanales. Ces installations représentant de plus un sur-poid de quelques kilos, ça avait fini par me convaincre de faire effectivement sans.

Et puis, en discutant avec un ami, une idée a germé : en vélo tu fais du vent, pourquoi pas installer une éolienne !!!

Après quelques recherches, j’ai trouvé le produit quasi-miracle. Il s’agit de l’HYmini.

Cette mini-éolienne permet par défaut de charger (via sa batterie interne) tout type de périphérique USB, et pour une plus grande efficacité, on peut lui adjoindre un panneau solaire.

Je m’en servirais dans mon cas pour recharger mon téléphone-GPS, mon ipod et les piles alimentant ma lampe frontale.

Une inquiétude réside cependant dans sa batterie qui est annoncée comme ne pouvant supporter « que » 500 cycles de charge/décharge.

Matériel de communication et d’orientation

Initialement, je ne souhaitais prendre ni téléphone, ni GPS.

Concernant le GPS, je m’en faisais l’image du GPS de taxi : « tournez à droite, tout droit pendant 500m, … ». C’est un peu à contre-courant de la façon dont je vois mon voyage : une aventure où le hasard a une place prépondérante et où seules des grandes lignes seraient tracées.

En farfouillant un peu, j’ai découvert comment le GPS pouvait être utilisé de manière cohérente et intéressante. Je le vois maintenant comme un outil qui me donnera le cap vers les destinations de mes grandes étapes : une super-boussole.

J’ai dû me résoudre au transport d’un téléphone pour une raison importante : rassurer mes parents et me rassurer par la même occasion.

Un des défis de tout tour du monde étant de minimiser l’encombrement de son paquetage, j’ai parcouru des pages et des pages sur Internet afin de choisir le matériel le plus adapté. J’ai fini par trouver un téléphone peu prétentieux mais disposant des fonctions souhaitées (résistant, léger, « international », GPS) : le BENQ M7

J’ai adjoint au téléphone un produit opensource en JAVA nommé Trekbuddy qui permet d’enregistrer des waypoints et de se diriger grâce à eux.

La génération des waypoints peut se faire classiquement (grâce à une carte papier ou un logiciel spécifique) ou via un outil web basé sur google map.

Dans mon cas, vu que je n’ai pas besoin d’une précision diabolique, l’utilisation de google map sera suffisante (en tout cas je l’espère).

J’ai reçu mon tout nouveau jouet ce weekend, reste maintenant à orchestrer tout ça.